Historique
Dès le 15ème siècle, on l’appelait «tomme de Saint-Marcellin » et il était fabriqué à partir de lait de chèvre. Louis XI le découvrit grâce à un accident de chasse et à l’hospitalité de deux bûcherons.
Vinrent le 18ème siècle et une loi réglementant l’élevage des ovins qui réduit dramatiquement la production de lait. Le Saint-Marcellin devint alors un fromage au lait de vache et vit sa notoriété s’accroître au 19ème siècle avec le chemin de fer et les facilités de transport.
On le déguste encore aujourd’hui et l’on peut se rendre à Saint-Marcellin et visiter, avenue du Collège, le musée qui lui est consacré.
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saint-marcellin
Voilà un petit fromage produit en Isère qui n’a pas encore son A.O.P mais qui, grâce ses productions les plus artisanales, l’a déjà amplement mérité.
La production du Saint-Marcellin s'est en effet largement développée et sa consommation, d’abord essentiellement locale, s’est répandue un peu partout dans le territoire pour devenir un fromage populaire français.
Portrait robot de ce petit fromage à pâte molle et croûte fleurie : 80g en moyenne, 50% de matières grasses, 7 cm environ de diamètre et une consistance souple, onctueuse ou coulante selon le degré d’affinage.
La production du Saint-Marcellin s'est en effet largement développée et sa consommation, d’abord essentiellement locale, s’est répandue un peu partout dans le territoire pour devenir un fromage populaire français.
Portrait robot de ce petit fromage à pâte molle et croûte fleurie : 80g en moyenne, 50% de matières grasses, 7 cm environ de diamètre et une consistance souple, onctueuse ou coulante selon le degré d’affinage.
© C.ADAM-CIDIL
Propriétés naturelles
Plutôt calorique le Saint-Marcellin…Environ 330 kcal pour 100 g ! Néanmoins, c’est une importante source de calcium, de vitamines du groupe B et de pénicillium que l’on trouve dans sa croûte fleurie.
© A.MURIOT-CIDIL
Calendrier
On trouve désormais du Saint-Marcellin toute l’année mais il est meilleur entre mai et novembre.Comment choisir ?
Un bon Saint-Marcellin peut être frais, crémeux ou franchement coulant, avec une croûte fine, légèrement bleutée. En tous cas, il doit posséder une pointe d’acidité, fleurer bon l’étable et révéler un petit goût de noisette ou du moins de beaux accords fruités.Il peut être fabriqué à partir de lait pasteurisé ou de lait cru et bien entendu, mieux vaut pencher pour ce dernier si l’on est amateur de goût véritable.
Comment conserver ?
Dans le bac à légumes de votre réfrigérateur.Comment préparer ?
Le Saint-Marcellin, comme beaucoup de fromages à pâte molle, peut être accommodé selon de nombreuses recettes.Passé au four, il est délicieux avec une salade agrémentée de noix et de croûtons.On peut également en faire une sauce toute simple qui accompagne plaisamment les viandes ou les poissons) en le faisant chauffer avec environ 20 cl de crème fraîche. Un bon coup de fouet, quelques tours de moulin à poivre et le tour est joué !
On l'aime
Sec, en fin de repas, avec un verre de Chateauneuf du Pape, à la manière d’un picodon. Peu affiné ou un peu plus coulant, dans une omelette ou pour farcir des pommes de terre.Dans des petits feuilletés, enveloppé d’un ruban de lard fumé ou dans le flan d’une tarte croustillante à la tomate, on redemande du Saint-Marcellin !

